Conscience trop professionnelle ?

28/09/2020

L'éducation de ses prospects

J’aime échanger avec mes prospects et leur expliquer les points importants de la création d’une identité visuelle ou d’un site internet car j’ai ce besoin de les éduquer avec mon expertise. J’essaie de leur simplifier le projet au maximum, d’être un raccourci, un gain de temps et ce même si je sais dès le début qu’ils n’auront pas le budget pour travailler avec moi. Je veux leur donner le maximum de conseils que je peux en 30/45/60 minutes. J’aime leur expliquer ce qui compose une identité visuelle complète : les cessions de droits d’auteur, les licences des typographie, la déclinaison des logos…. Idem avec les sites : les coûts cachés, les mentions légales et obligatoires, l’autonomie sur le site, l’optimisation des images…

Chacun son expertise, on ne peut pas tout savoir sur tout, c’est normal ! C’est pour cela que je passe beaucoup de temps à expliquer tout ceci à mes prospects.

Ma patience a ses limites

Mais ce qui m’énerve le plus quand je passe plus de 1 h avec quelqu’un, que je prends le temps de lui expliquer tout, de lui remettre cela par e-mail, qu’ils vont chez un autre fournisseur et qu’ils reviennent vers moi (pour un autre projet par exemple) mal équipés. En soit, il n’y a pas mort d’homme car tout est plus ou moins rattrapable mais vraiment ça me met hors de moi.

Encore la semaine dernière, j’ai un client qui m’avait d’abord contactée pour la création d’une identité visuelle sur-mesure. Je prends le temps de tout lui expliquer, je lui envoie le compte-rendu par e-mail accompagné du devis. Il décline mon offre, car pas assez de budget. Ça arrive, ce n’est pas grave, car je sais que maintenant, il a plein de nouvelles cartes en main pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une bonne identité visuelle.

Ce même client revient vers moi pour faire son site. Top, je suis contente, cela veut dire qu’il a apprécié nos échanges. Je refais la même avec le site : appel pour expliquer tout ce qu’il faut savoir, mail récapitulatif, devis. Cette fois-ci, le devis est accepté, je suis joie…

Sauf que, lorsque le client m’envoie toutes les documents dont j’ai besoin pour commencer le site et je découvre “l’identité visuelle” qui se résume à un seul logo… Bon il y a des déclinaisons colorées et les différents fichiers, c’est déjà pas mal. Je n’ai rien à dire sur le logo, le brief a été respecté, le logo est bon. La personne qui l’a créé, a fait son travail de designer mais n’a pas fait son taff de professionnel ! Les typographies utilisées ne sont pas libres de droit et le client ne possède pas les licences. Et c’est moi qui le prévient : il en a pour 250 € de licence… Il n’y a pas de déclinaison de format, il n’y a pas l’élément graphique seul, pas de visuels et pire, il n’y a pas de charte graphique ! Mon client n’a aucune idée de comment utiliser sa nouvelle image…

Une conscience trop professionnelle ?

Bref, je suis énervée car ce client est mal équipé !

Je ne sais pas si c’est parce que ma conscience professionnelle est un peu trop exigeante, mais ce n’est pas au client de savoir tout cela !  C’est à nous, prestataire, de s’assurer que le client est correctement équipé, qu’il a au moins le minimum syndical pour avancer et pour pouvoir se concentrer sur son expertise à lui, qu’il se sente serein d’utiliser son image de marque.

Mais peut-être que j’en demande trop…