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Life

20/11/2015

La semaine dernière, je te disais que j’arrivais pas à tafer. Et puis. Et puis. Il s’en est passé des choses. Dans le monde. Dans ma tête. Dans mon coeur.

J’ai eu la gueule de bois pendant plusieurs jours comme ils disent.

Et puis, j’ai repris ma vie. Assez rapidement pour tout te dire. J’ai la chance d’être à Amsterdam. C’est plus facile.

Cette semaine a été d’une richesse. J’ai envie de te dire que ma période de doutes m’a permise de reculer pour mieux sauter. Cette semaine a été d’une fluidité créative. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, aussi heureuse. J’ai réussi tout ce que j’ai entrepris. J’ai rencontré des gens merveilleux.

Mais la semaine à la maison n’a pas été faite que de paillettes mais j’ai vaincu!

Je t’explique.

J’ai 3 piliers : familial, personnel (amical et amoureux) et professionnel. Chez moi, je considère qu’il me faut 2/3 de mes piliers pour être satisfaite, je ne vis pas un bonheur exubérant mais ça suffit pour me faire lever le matin.

Ce que j’ai remarqué, c’est qu’il m’est très difficile d’avoir mes 3 piliers ok en même temps, y en a toujours un qui part en couille. Ça fait ça chez toi aussi ?

Bref, tout ça pour dire que mon pilier professionnel est revenu à bord, alors y’a le pilier amoureux qui a voulu se faire la malle mais je ne lui en ai pas laissé le temps !

J’te disais que j’ai eu mille idées cette semaine. J’ai commencé à en réaliser certaines. J’ai du temps, j’ai des idées, maintenant il me manque que des bras pour produire plus vite #lameufjamaissatisfaite.

J’te disais que je ne me suis jamais sentie aussi heureuse. J’ai enfin commencé à tisser, et bah putain, je ne me suis jamais sentie aussi complète ! Je me demande si je n’ai pas enfin trouvé mon outil, ma matière, mon truc. Dans un ancien article, je te racontais que je n’arrivais pas à finir ce que je commençais parce qu’une fois que je savais ce que ça allait rendre je bâclais la fin. Avec le tissage, j’ai enfin trouvé une sorte d’échappatoire car tu ne sais jamais ce que ça va rendre avant de décrocher ton tissage, tu peux toujours le modifier jusqu’au dernier moment.

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Ce qui est drôle dans cette histoire, c’est que mon premier métier à tisser, je l’ai trouvé par hasard, dans une brocante, il m’a couté 2€, soit rien. C’est un magnifique métier à tisser portable (ça ve dire qu’il se démonte et se monte très rapidement et facilement) de la marque Tissanova, il date des années 40/50 il me semble et il n’est plus produit.

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Dimanche, avec l’Amoureux, nous sommes (encore) allés à IJ Hallen (c’est un vide grenier géant des 750 stands). Parmi tous les stands, parmi toutes les affaires à vendre, un objet en bois m’a interpellée et je me suis arrêtée à CE stand.

Et devine quoi ?

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C’est un métier à tisser de table, un petit. J’le montre à l’Homme, lui explique comment il fonctionne. La dame du stand voit que je suis intéressée, elle me dit « het is een euro » soit 1€, soit rien, encore. J’avais pas prévu de l’acheter mais quand elle m’a dit 1€, comment t’expliquer que mon cerveau à dit « je prends » plus vite que mon ombre. Ce truc à neuf, il vaut entre 100 et 200€.

J’ai un peu l’impression que la Vie m’a prise par la main et m’a dit « aller cocotte, maintenant tu te sors les doigts du cul et tu tisses » – oui la vie me parle comme ça – non, je te jure je n’ai rien fumé.

Enfin, voilà, tu sais tout.

Aller, je t’fais un bisou et on se retrouve bientôt.

Mon Why

Régulièrement, il m’arrive d’oublier pourquoi j’ai créé mon travail. Je l’oublie parce que je me

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